L'aérogommage est un décapage doux qui projette un abrasif fin (bicarbonate, calcite, brou de noix, billes de verre) à basse pression. Il préserve les supports fragiles : bois, fer forgé, pierre, plâtre, fonte. À ne pas confondre avec le sablage classique (plus agressif). Prix moyens : 80-200 € un meuble, 150-400 € un escalier, 40-90 €/m² des volets bois. Le DIY est possible mais demande un compresseur 4-5 CV minimum et une bonne maîtrise — pour une pièce unique, le devis atelier est souvent plus avantageux. Les 5 erreurs qu'on voit le plus : abrasif trop dur, pression trop forte, distance trop courte, EPI négligés, support humide. Tout est détaillé ci-dessous.
- Aérogommage : c'est quoi, exactement ?
- Aérogommage vs sablage : la vraie différence
- Les 4 abrasifs d'aérogommage (et lequel pour quoi)
- Sur quels matériaux peut-on aérogommer ?
- Cas n°1 — Aérogommage sur bois
- Cas n°2 — Aérogommage sur fer forgé
- Cas n°3 — Aérogommage sur pierre & façade
- Cas n°4 — Aérogommage d'escalier
- Combien ça coûte ? Prix réels par cas d'usage
- Le faire soi-même ou faire faire ?
- Le matériel : ce qu'on utilise vraiment en atelier
- Les 5 erreurs qu'on voit le plus souvent
- Comment préparer une pièce avant l'atelier ?
- FAQ
Aérogommage : c'est quoi, exactement ?
Le mot dit l'essentiel. Aérogommage = air + gommage. On projette un fin abrasif (bicarbonate de soude, calcite, brou de noix, billes de verre creuses…) avec de l'air comprimé à basse pression, et l'abrasif vient « gommer » les couches indésirables (peinture, vernis, encrassement, micro-rouille) sans entamer le support en dessous.
Techniquement, c'est un procédé de décapage par projection d'abrasif fin à pression contrôlée — typiquement entre 0,5 et 3 bars, là où un sablage classique tourne entre 4 et 7 bars. La pression basse, l'abrasif fin et tendre, et le geste lent : c'est cette combinaison qui rend l'aérogommage non destructeur.
Le sablage classique, c'est un nettoyeur haute pression sur une vieille terrasse en pierre : ça décape vite, mais on creuse les joints. L'aérogommage, c'est une petite brosse à dents douce sur la même pierre : plus lent, mais le support ressort intact. Sur un meuble en chêne du XIXe, l'analogie est exactement la même.
Le procédé a été industrialisé dans les années 1990 pour le décapage du patrimoine bâti (façades, monuments historiques) et s'est étendu au mobilier, aux escaliers bois, au fer forgé, et désormais à la rénovation pavillonnaire. À l'atelier d'Anglet, c'est un usage quotidien dès qu'on traite un meuble en fer forgé d'art, un escalier en chêne ancien ou un radiateur en fonte du début du siècle.
Aérogommage vs sablage : la vraie différence
C'est la question la plus posée en atelier. Voici le comparatif honnête — sans le marketing :
| Critère | Sablage classique | Aérogommage |
|---|---|---|
| Pression | 4 à 7 bars | 0,5 à 3 bars |
| Granulométrie abrasif | 0,5 à 2 mm | 0,05 à 0,5 mm |
| Dureté abrasif | Élevée (sable, corindon, billes acier) | Faible à moyenne (bicarbonate, calcite, brou) |
| Vitesse de décapage | Très rapide | Modérée à lente |
| Agressivité au support | Élevée (creuse, raye) | Faible (préserve le veinage, les détails) |
| Support idéal | Acier, structures métalliques épaisses | Bois, fer forgé fin, pierre, plâtre, fonte |
| Rouille forte / peinture épaisse | Excellent | Moyen (multipassages) |
| Pièces ouvragées / détails fins | À éviter (efface les détails) | Excellent (révèle les détails) |
| Poussière émise | Importante | Réduite (selon abrasif) |
| Bruit | Très bruyant | Modéré |
| Coût matériel | Plus élevé (gros compresseurs) | Plus accessible |
La règle d'arbitrage en 2 phrases : si vous avez de l'acier épais avec de la rouille incrustée, partez sur le sablage classique. Si vous avez du bois, du fer forgé fin, de la pierre, du plâtre, de la fonte ou un objet de valeur patrimoniale, partez sur l'aérogommage.
On voit souvent ce cas en atelier. La solution est hybride : sablage classique sur les zones plates et les barreaux pleins (rapide, économique), aérogommage sur les volutes et détails ouvragés (préservation des fines). Un opérateur expérimenté bascule de l'un à l'autre sur la même pièce.
Les 4 abrasifs d'aérogommage (et lequel pour quoi)
Le choix de l'abrasif, c'est 70 % du résultat final. Voici les quatre familles qu'on utilise réellement, avec leurs cas d'usage :
1. Bicarbonate de soude
L'abrasif le plus tendre, soluble dans l'eau (donc le plus simple à rincer), neutre, alimentaire. Granulométrie typique 70-180 µm.
- Usages : meubles en bois clair (chêne, hêtre, frêne), équipements cuisine, surfaces alimentaires, plastiques techniques.
- Avantage : le résidu se rince à l'eau et au savon. Aucune réaction chimique avec le support.
- Limite : ne fonctionne pas sur peintures glycéro épaisses ou rouille incrustée. C'est l'abrasif le plus doux donc le plus lent.
2. Calcite (carbonate de calcium)
Minéral d'origine naturelle, fin, légèrement plus mordant que le bicarbonate. Granulométrie typique 100-300 µm.
- Usages : le polyvalent par excellence. Mobilier bois standard, fer forgé léger, fonte, pierre tendre, plâtre.
- Avantage : meilleur rapport vitesse/douceur du marché. C'est l'abrasif par défaut en atelier pour 60-70 % des cas.
- Limite : la poussière minérale demande une cabine fermée avec aspiration.
3. Billes de verre creuses
Microbilles de verre sphériques et creuses. Granulométrie typique 40-150 µm.
- Usages : fer forgé d'art XIXe-XXe, mobilier précieux, finitions de lustrage sur métal, restauration patrimoine.
- Avantage : effet « lustré » à la sortie. La forme sphérique ne creuse pas, elle « tapote » le support.
- Limite : prix plus élevé, lente sur peintures épaisses.
4. Brou de noix (ou coques végétales)
Coquilles de noix broyées et calibrées. Naturel, biodégradable, organique. Granulométrie typique 200-800 µm.
- Usages : essences précieuses (palissandre, acajou, noyer ancien), mobilier d'antiquité, instruments de musique, bois exotiques.
- Avantage : extrêmement doux, biodégradable, agréable à utiliser (pas de poussière minérale).
- Limite : volume nécessaire important, prix au kilo élevé, durée de vie limitée (s'effrite rapidement).
Si vous comparez plusieurs devis d'ateliers d'aérogommage, demandez systématiquement quel abrasif sera utilisé sur votre pièce. Un atelier sérieux justifie son choix. Un atelier qui utilise « le même pour tout » fait probablement du sous-sablage déguisé.
Sur quels matériaux peut-on aérogommer ?
L'aérogommage couvre une palette beaucoup plus large que ce qu'on imagine. Les supports les plus traités, par ordre de fréquence chez nous :
- Bois — meubles, escaliers, parquets, volets, bardages, charpentes apparentes, portes anciennes.
- Fer forgé — portails ouvragés, garde-corps, grilles, mobilier de jardin ancien, rampes d'escalier.
- Fonte — radiateurs, cheminées, mobilier urbain, marmites et ustensiles anciens.
- Pierre & brique — façades, murets, cheminées, fontaines, encadrements.
- Plâtre & enduits — moulures intérieures, façades à crépi, corniches.
- Métal léger — aluminium oxydé, laiton patiné, cuivre.
Ce qu'on n'aérogomme jamais : les plastiques mous (qui fondent sous l'abrasif chaud), les vitres et miroirs (sauf en dépolissage volontaire), les bois trop vermoulus ou très humides, les peintures contenant du plomb sans cabine fermée avec extraction adaptée.
Cas n°1 — Aérogommage sur bois
C'est probablement la première raison pour laquelle vous lisez cet article. Le bois est le matériau le plus demandé en aérogommage, et de loin.
Pourquoi pas un ponçage classique ?
Le ponçage mécanique creuse le bois. Sur un meuble plat moderne, ça ne se voit pas. Sur un buffet du XIXe avec des moulures, des reliefs et des veinages contrastés, le ponçage aplatit tout. L'aérogommage, lui, suit la topographie du bois : il enlève la peinture par-dessus sans toucher au veinage en dessous.
Les essences qui répondent le mieux
Toutes les essences denses (chêne, châtaignier, hêtre, frêne, noyer, certains pins anciens) donnent un résultat magnifique. Les essences tendres (pin moderne, sapin, peuplier) demandent un abrasif très doux et une pression basse — sinon le bois marque facilement.
L'erreur fréquente
Aérogommer un bois qui sort de la pluie ou qui vient d'être lessivé : l'humidité capte l'abrasif dans le veinage, et celui-ci ressort en taches plusieurs semaines plus tard. Toujours travailler sur bois sec (humidité < 18 %).
Cas n°2 — Aérogommage sur fer forgé
Les garde-corps anciens, les portails à volutes, le mobilier de jardin XIXe : le fer forgé est l'autre grand marché de l'aérogommage. La raison est simple — un sablage classique transformerait les fines en bourrelets mous en quelques minutes.
On utilise typiquement billes de verre creuses ou calcite fine. Pression entre 1 et 2 bars. Distance 20 cm. Le geste suit la direction du fer (sens des fibres forgées) pour éviter les marques transversales.
Après l'aérogommage, on enchaîne en général sur un thermolaquage poudre qui redonne au fer forgé une finition durable 25-30 ans. C'est exactement la chaîne qu'on met en œuvre sur les chantiers de rénovation de mobilier d'art au Pays Basque.
Envoyez-nous des photos sous différents angles, on vous chiffre sous 24 h sans engagement.
Demander mon devisCas n°3 — Aérogommage sur pierre & façade
La pierre naturelle, la brique de façade et les enduits anciens ne supportent pas le nettoyeur haute pression chimique — qui dissout les joints et fragilise la roche. L'aérogommage à la calcite fine ou au bicarbonate nettoie en douceur sans déstructurer.
Usages typiques :
- Façades anciennes en pierre calcaire encrassées par la pollution urbaine.
- Encadrements de portes/fenêtres en pierre de taille.
- Cheminées intérieures en pierre ou en brique, noircies par des décennies d'usage.
- Murets, fontaines, statuaire dans les jardins anciens.
Cas n°4 — Aérogommage d'escalier
Les escaliers en bois ancien sont l'un des cas les plus gratifiants. Sous des couches de peinture, de vernis jauni ou de moquette collée, on retrouve souvent un chêne magnifique. Le ponçage manuel d'un escalier prend 3-5 jours et abîme les nez de marches. L'aérogommage prend 1 jour et préserve l'arête.
Quelques points à connaître :
- Comptez 150 à 400 € pour un escalier 12-15 marches en aérogommage seul (sans finition).
- L'opération se fait à domicile dans la plupart des cas (escalier non démontable).
- On bâche tous les murs et plafonds à proximité, avec aspiration centralisée.
- Après aérogommage, le bois est prêt à recevoir une finition : huile dure, vitrificateur, cire, ou laissé brut.
Combien ça coûte ? Prix réels par cas d'usage
Les fourchettes ci-dessous correspondent à un travail en atelier dans un atelier sérieux (avec abrasif adapté, EPI, cabine, contrôle qualité). Les prix à domicile s'établissent généralement à +30 à +50 % selon le déplacement.
| Type de pièce | Fourchette atelier | Particularité |
|---|---|---|
| Chaise (bois ou fer forgé) | 35 – 60 € | Prix dégressif à partir de 4 unités |
| Meuble standard (commode, bureau) | 80 – 200 € | Selon volume et complexité |
| Buffet ouvragé / vaisselier ancien | 200 – 450 € | Brou de noix ou bille de verre |
| Escalier intérieur 12-15 marches | 150 – 400 € | Souvent à domicile, bâchage inclus |
| Volet bois (m²) | 40 – 90 € / m² | 2 faces, charnières démontables |
| Porte ancienne | 80 – 220 € | Avec ou sans démontage |
| Radiateur en fonte | 80 – 180 € | Souvent suivi de thermolaquage |
| Garde-corps fer forgé (ml) | 30 – 70 € / ml | Selon ornementation |
| Façade pierre (m²) | 50 – 120 € / m² | Avec échafaudage selon hauteur |
| Cheminée intérieure | 180 – 450 € | Bâchage de la pièce indispensable |
Ces tarifs sont les fourchettes réelles qu'on pratique à l'atelier ou qu'on retrouve chez nos confrères sérieux. Méfiez-vous des devis exceptionnellement bas (en dessous de la fourchette basse) : ils cachent souvent un abrasif inadapté ou un sous-traitement (pas de dégraissage chimique derrière, pas de finition).
Le faire soi-même ou faire faire ?
Question qui revient souvent — réponse honnête en deux temps.
Si vous voulez vraiment le faire vous-même
C'est possible. Vous aurez besoin de :
- Un compresseur de 4-5 CV / 100-150 L minimum (le 24 L du garage est sous-dimensionné).
- Une aérogommeuse pro à 300-1 500 € (vs le kit Lidl à 80 € qui sert pour décaper une chaise et finit dans un placard).
- De l'abrasif adapté à votre support (10-40 €/sac de 25 kg).
- Un EPI complet : masque ventilé à adduction d'air, combinaison jetable, gants épais, lunettes.
- Une aire de travail confinée avec aspiration centralisée — l'abrasif fin s'invite partout.
Si vous faites un calcul économique
Pour décaper une commode unique, le calcul ne se fait pas. Location de matériel : 80-150 €/jour. Abrasif : 30-50 €. Temps d'apprentissage : 2-4 heures où vous abîmez plus que vous décapez. EPI à acheter : 60-150 €. Total : 200-400 € pour un résultat moyen. À comparer à un devis atelier à 150-200 € pour un résultat garanti.
Pour décaper plusieurs meubles à votre compte (rénovation immobilière, brocante, restauration patrimoniale), l'achat de matériel devient rentable au-delà de 8-10 pièces.
Tous les automnes, Lidl propose un kit aérogommage à 80 €. C'est tentant. Mais ces kits ont une pression maximale faible, un débit d'abrasif limité, et une buse standard. Ils décapent une chaise correctement, mais s'épuisent sur un meuble entier. Voyez-les comme une initiation, pas comme un outil de rénovation complète.
Le matériel : ce qu'on utilise vraiment en atelier
Pour la transparence — voici ce qu'on a dans l'atelier d'Anglet, qui sert tous les jours :
- Cabines fermées avec extraction d'air centralisée et filtration HEPA. Aucune poussière ne sort.
- Compresseurs industriels 15-20 CV, cuve 500-1 000 L, capables de maintenir 7 bars en continu sans souffler.
- Aérogommeuses pneumatiques pro à régulation fine de la pression (palier de 0,1 bar) et du débit d'abrasif.
- Stock d'abrasifs : 4 granulométries de calcite, 2 granulométries de bicarbonate, billes de verre creuses fines, brou de noix.
- Trémies de récupération avec tri et recyclage des abrasifs non contaminés.
- EPI niveau industriel : masques à adduction d'air, combinaisons étanches, lunettes panoramiques.
Ce niveau d'équipement explique pourquoi le devis atelier reste compétitif face au DIY pour les projets ponctuels : on amortit le matériel sur des milliers de pièces par an, vous l'amortiriez sur 2.
Les 5 erreurs qu'on voit le plus souvent
Erreur n°1 — Choisir un abrasif trop dur pour le support
Le cas classique : un particulier sablé son meuble en chêne avec du corindon. Le bois sort « décapé » en effet, mais aussi entièrement creusé entre les veines, irrécupérable. Toujours partir de l'abrasif le plus doux et monter en gamme si nécessaire.
Erreur n°2 — Monter la pression pour aller plus vite
L'intuition est trompeuse. Augmenter la pression de 1 à 4 bars ne décape pas 4× plus vite : ça écrase l'abrasif à l'impact, qui perd son angle d'attaque. Résultat : on creuse le support sans mieux nettoyer. Bonne pratique : pression basse + temps.
Erreur n°3 — Travailler trop près du support
Distance idéale : 15 à 25 cm. Plus près, l'abrasif arrive à pleine vitesse et marque le support. Plus loin, le jet s'évase et perd en efficacité. Sur les détails ouvragés (volutes), on peut descendre à 8-10 cm avec une buse fine et une pression réduite.
Erreur n°4 — Négliger les EPI et l'extraction
L'abrasif fin contient des micro-particules respirables. Une exposition prolongée sans masque adapté provoque des troubles respiratoires sévères. Le bicarbonate est sans danger toxique, mais la silice cristalline présente dans certains abrasifs minéraux est classée cancérogène. Ne jamais aérogommer sans masque ventilé à adduction d'air, jamais sans cabine ou aspiration centralisée à l'atelier.
Erreur n°5 — Aérogommer un support humide ou récemment traité
L'humidité capte l'abrasif dans le veinage du bois (ou les porosités de la pierre), qui ressort en taches blanches plusieurs semaines plus tard. Idem pour un bois récemment huilé ou ciré : la finition se mélange à l'abrasif et l'incruste. Toujours travailler sur support sec et débarrassé des finitions liquides.
« On reçoit régulièrement des pièces déjà aérogommées par un particulier qu'on doit reprendre. Dans 80 % des cas, c'est l'erreur n°2 ou n°3 — pression trop forte ou trop près. Le bois sort lustré mais creusé : on ne peut plus que poncer derrière, ce qui annule l'intérêt de l'aérogommage. » — équipe technique INDUSBAT.
Comment préparer une pièce avant l'atelier ?
Cinq gestes simples qui accélèrent le devis et améliorent le résultat :
- Démontez les accessoires — serrures, poignées, charnières, vitrages, tissus. Tout ce qui n'est pas le support à traiter.
- Photographiez l'état initial sous plusieurs angles. C'est utile pour le devis à distance et pour comparer avant/après.
- Identifiez les zones fragiles — fissures, soudures faibles, parties vermoulues. L'atelier ajustera la pression sur ces zones.
- Vérifiez la présence de plomb si la peinture est antérieure à 1949 (kits test à 10-15 € en magasin de bricolage). Un atelier sérieux travaille en cabine fermée avec extraction adaptée pour le plomb.
- Définissez la finition souhaitée — bois brut prêt à recevoir une finition (huile, cire, vitrificateur) ou finition complète (vernis, peinture, thermolaquage) ? Cela peut être inclus dans le même devis.
Notre atelier d'Anglet traite particuliers et pros au Pays Basque, dans les Landes et bien au-delà. Devis sous 24 h.
Demander mon devisQuestions fréquentes
Quelle est la différence entre sablage et aérogommage ?
Le sablage projette un abrasif (sable, billes d'acier, corindon) à haute pression (4 à 7 bars) avec un débit important : décapage rapide et agressif, idéal pour la rouille incrustée ou les vieilles peintures épaisses sur métal. L'aérogommage projette un abrasif fin (bicarbonate, calcite, brou de noix, billes de verre creuses) à basse pression (0,5 à 3 bars) avec un débit faible : décapage doux qui préserve les supports fragiles — bois, fer forgé ouvragé, pierre, plâtre.
Combien coûte un aérogommage ?
Les fourchettes courantes en atelier : 80 à 200 € pour un meuble (commode, buffet, bureau), 35 à 60 € pour une chaise, 150 à 400 € pour un escalier 12-15 marches, 40 à 90 € le m² pour des volets bois, 25 à 50 € par élément de fer forgé. À domicile, comptez 35 à 60 €/heure de main-d'œuvre + déplacement.
Quels matériaux peut-on aérogommer ?
Tous les supports fragiles : bois (meubles, parquets, charpentes, volets, bardages), pierre naturelle (façades, monuments, cheminées), fer forgé ouvragé (grilles, portails à volutes, mobilier ancien XIXe-XXe), plâtre et brique de façade, fonte. L'aérogommage est inadapté pour la rouille incrustée épaisse (préférer le sablage) ou les supports déjà très fragilisés.
Quels abrasifs utilise-t-on en aérogommage ?
Quatre familles principales : bicarbonate de soude (très doux, soluble eau), calcite (polyvalent, le plus utilisé en atelier), billes de verre creuses (fer forgé d'art, lustrage), brou de noix (essences précieuses, patrimoine). Chaque abrasif a sa granulométrie et son angle d'attaque adaptés à un type de support.
Peut-on faire de l'aérogommage soi-même ?
Oui, mais avec d'importantes réserves : il faut un compresseur d'au moins 4-5 CV / 100-150 L, une aérogommeuse pro (300-1 500 €), de l'abrasif adapté (15-40 €/sac), un EPI complet (masque ventilé, combinaison, gants épais) et une aire de travail confinée. Le calcul économique penche vers le pro pour un projet ponctuel.
Quelles erreurs éviter en aérogommage ?
Les cinq erreurs les plus fréquentes : 1) Abrasif trop dur pour le support. 2) Pression trop forte (on creuse au lieu de nettoyer). 3) Distance trop courte (écrase les fibres). 4) EPI et extraction négligés (poussières respirables). 5) Support humide ou récemment traité (abrasif s'incruste et ressort en taches).
L'aérogommage abîme-t-il le bois ?
Non, à condition d'utiliser un abrasif tendre (bicarbonate, brou de noix), une pression basse (0,5 à 2 bars), et la bonne distance (15-25 cm). C'est même la méthode la plus respectueuse du bois : elle décape sans creuser les fibres comme le ferait un ponçage mécanique. Sur du chêne ancien ou du pin patiné, l'aérogommage révèle le veinage d'origine.